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La Pologne, berceau de grands noms comme BEHEMOTH, VADER ou Karol Józef WOJTYLA (plus connu sous le célèbre nom de scène Jean-Paul 2), nous a donc habitué a des personnalités intéressantes et attachantes. Tout droit venu de ce beau pays, ETERNAL DEFORMITY nous livre un Frozen Circus préparé avec le plus grand soin.Pour commencer, la musique du manège hanté de la quatrième dimension nous amène directement au musée des horreurs pour notre plus grand plaisir. "The Force Of Your Heart" est un excellent titre Heavy Prog avec chant Black dans la lignée CATAMENIA. On sent que nos clowns ne sont pas au premier essai, la production est énorme, l'ingénieur du son a su donner un rendu très contrasté entre la froideur de l'ensemble batterie/synthé et le son chaud des guitares dont les soli sont super mélodiques. Le morceau suivant "Unholy Divine" surprend carrément par son changement de style, la rythmique redoutable épaule cette fois-ci un chant calme et atmosphérique comme on peut le trouver chez NOVEMBRE. Le chant féminin qui accompagne le refrain est du plus bel effet. C'est varié, réfléchi, bref un pur bonheur. Le gourdin a tendance à se transformer en demi molle à la quatrième piste. Il faut bien l'admettre, malgré la rythmique très lourde qui alterne avec le synthé poussif, et bien on s'emmer… je veux dire on s'ennuie terriblement en écoutant "Little 15". On pourra pardonner cet écart puisqu'il s'agit d'une reprise de DEPECHE MODE, donc c'est normal ! On se réveille agréablement avec "Crime", ce titre génial passe par à peu près tous les styles tel un caléidoscope musical. Que vous aimiez DIMMU BORGIR, DREAM THEATER, OPETH ou le Disco Musette Psychédélique avec des mesures en 15/16, il y aura forcément un passage qui vous plaira ! Les pistes s'enchaînent, mais l’on a tendance à ne plus savoir si on prend réellement du plaisir en écoutant cet album tant les passages laissent par moment l'impression d'être à moitié décousus comme par exemple sur "Endless Night". À ce stade, on ne doit plus parler de richesse musicale mais d'abondance et de luxure. Telle une méga partouze auditive, on ne sait plus où donner de la tête et ça devient vite fatigant. Il est donc déconseillé de se taper l'album d'une traite si vous êtes sujet aux migraines… Le spectacle s'achève par "Lovelorn", un titre à mi-chemin entre le Prog de PSYCHANOIA et le Black Métal Symphonique de GRAVEWORM qui tranche avec le reste de Frozen Circus grâce à ses superbes passages piano-guitare-violon. Un morceau d'anthologie à la croisée des mondes. Grandiose !
Même si par moment Frozen Circus a tendance à être relativement ennuyeux, on ne peut que saluer l'excellente production et le travail de composition remarquable dont ont fait preuve les forains d'ETERNAL DEFORMITY pour nous offrir ce spectacle auditif. À vous de juger.











